La femme qui pleure

27 octobre 2015

maarPuisque tout le monde parle de Picasso ces derniers jours, voici « La femme qui pleure Dora et Pablo, le roman d’une passion défunte », de Zoé Valdés, un livre sorti au mois d’août sur Dora Maar, une des compagnes de Picasso dans les années 30, celle qui a photographié la création « Guernica » :

Quelques années après sa rupture avec Picasso, Dora Maar fait un dernier voyage à Venise pour tenter d’échapper à l’emprise du peintre et de se reconstruire en tant que femme. A son retour, elle se réfugie dans son appartement parisien, vivant en recluse jusqu’à sa mort.

«Après Picasso, seulement Dieu.» Dora Maar a prononcé cette phrase définitive quelques années après sa rupture avec l’artiste et, joignant le geste à la parole, a poursuivi sa vie, recluse, ne sortant que pour aller à la messe tous les matins, avant de s’éteindre à Paris en 1997.

Une interview de Zoé Valdés peut être vue ici : https://www.youtube.com/watch?v=QZ9id5CK7vw

Aux éditions Flammarion.


Le labyrinthe du silence

6 mai 2015

Un très beau film à voir, une leçon d’histoire, filmée avec sobriété, délicatesse, émotion … Direction de Giulio Ricciarelli, « Le Labyrinthe du silence » a reçu de nombreux prix et fait même l’objet d’un dossier pédagogique sur le site Zéro de conduite.

Allemagne 1958 : un jeune procureur découvre des pièces essentielles permettant l’ouverture d’un procès contre d’anciens SS ayant servi à Auschwitz. Mais il doit faire face à de nombreuses hostilités dans cette Allemagne d’après-guerre. Déterminé, il fera tout pour que les allemands ne fuient pas leur passé.

affiche_labUne critique du film est disponible ici

Pour accéder au dossier pédagogique, pour élèves et autres intéressés par le sujet, il suffit de cliquer ici.


Hommage à Picasso

25 octobre 2014
Au lendemain de la réouverture du musée Picasso à Paris, Arte proposera, le dimanche 26 octobre, quatre documentaires afin d’évoquer la vie et l’oeuvre du génie.

L’hommage commence à 15h40, avec un documentaire sur Picasso et les photographes.

A 16h05, c’est un documentaire consacré au réaménagement de ce musée qui sera proposé à 16h05 dans Une collection revisitée. Ce film d’Augustin Viatte explique qu’en août 2009, l’hôtel Salé fermait ses portes afin qu’un important chantier de rénovation et d’agrandissement soit lancé. Ce sont les grandes étapes d’une véritable métamorphose qui sont racontées. A propos de cette nouvelle version du musée qui ouvrira ses portes le 25 octobre, Olivier Widmaier Picasso confie : «Le musée va réinstaller l’œuvre dans un espace agrandi, avec trente-sept salles, soit une quinzaine de plus qu’actuellement. Il prendra en compte l’évolution du regard que les spécialistes portent sur Picasso. Le musée installé en 1985 insistait sur ses débuts: les périodes bleue et rose, le cubisme. Celui qui va rouvrir accordera une plus large place aux autres périodes et établira un lien avec le XXIe siècle».

A 17h35, présentation du documentaire consacré aux convictions politiques de l’artiste, intitulé Les engagements de Picasso.

A 20h45, le film « Picasso, l’inventaire d’une vie », dont l’un des coauteurs est le petit-fils du peintre, Olivier Widmaier Picasso, qui proposera un voyage au cœur de l’œuvre de l’artiste telle que ses héritiers l’ont découverte à la mort du maître, le 8 avril 1973. Le commissaire priseur, Maurice Rheims, mettra en effet trois années à répertorier, dans les différentes demeures du peintre, une production pléthorique (cent vingt mille pièces inventoriées). Cette succession fera l’objet d’une dation exceptionnelle à l’Etat français qui sera à l’origine du musée Picasso.

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Capitalisme sur Arte

14 octobre 2014
Arte diffuse à partir d’aujourd’hui la série « Capitalisme », dont les six épisodes seront présentés tous les mardis jusqu’au 28 octobre :
D’où vient le capitalisme ? D’une évolution naturelle de nos sociétés ou de théories élaborées au fil des changements politiques et technologiques ? Pour y répondre, des villages de chasseurs amazoniens aux derniers communistes chinois, en passant par les traders de la City, les six épisodes de la série Capitalisme nous entraînent à travers plus de 22 pays dans une enquête rigoureuse qui ne craint pas de renverser les vieilles idoles et de mettre à mal les idées reçues. Plus d’une vingtaine d’intervenants à la pointe de l’actualité économique nous éclairent pour ce voyage dans le monde de l’après-crise 2008, sur les traces des grands penseurs qui ont jalonné l’histoire du capitalisme.
Aujourd’hui, présentation du 1er volet, à 20h50, intitulé « Adam Smith : à l’origine du libre marché ? » :
Depuis sa parution en 1776, « La Richesse des Nations » d’Adam Smith est resté un best-seller constamment réimprimé. Pour beaucoup, il est devenu la bible d’un nouveau système économique… L’est-il vraiment? Dans ce deuxième épisode qui voyage à nouveau à travers le monde et le temps nous découvrons des preuves troublantes de la façon dont les éléments clés de ce livre ont été sortis de leur contexte et utilisés à des fins politiques. Pour créer ce nouveau testament économique, on a ignoré les préoccupations sociales d’Adam Smith.
Puis, à 22h30, « Ricardo et Malthus, vous avez dit liberté ? »
Si David Ricardo et Thomas Malthus ne sont pas aussi connus du grand public qu’Adam Smith peut l’être, on les considère néanmoins comme fondamentaux dans la construction de la société britannique du XIXe siècle. Depuis 40 ans, l’économie s’est mondialisée selon la vision de David Ricardo de « l’avantage comparatif » et a conditionné notre adhésion à la logique du marché. Les bouleversements sociaux et politiques engendrés par ce tsunami économique ont été présentés comme le prix nécessaire à payer pour améliorer le sort de tous. Mais qu’est-ce que David Ricardo a réellement écrit ? Est-ce que l’histoire des quatre dernières décennies s’explique avec des théories du XIXe siècle ou par les intérêts politiques et économiques de nos contemporains ?

Mémoires tribulantes

9 octobre 2014

Jusqu’au 19 octobre, le musée de l’Histoire de l’immigration à Paris présente l’exposition « Mémoires tribulantes, carnets d’objets sans frontière ».

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La résidence du collectif d’artistes les Carnettistes tribulants au Palais de la Porte Dorée a donné lieu à une série d’oeuvres originales inspirées de la collection ethnographique du musée de l’Histoire de l’immigration.  Prenant comme point de départ les témoignages des migrants et une sélection d’objets personnels de la Galerie des dons, les 11 auteurs ont illustré ces parcours de vie dans un carnet de voyage collectif qui a été enrichi par l’apport des visiteurs lors d’une performance sollicitant la participation du public.

L’entrée est gratuite.

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Pride

23 septembre 2014

Film à voir, sur la grève des mineurs en Grande-Bretagne, dans les années 80, et leur rencontre improbable avec la Ligue des Gays et Lesbiennes.

Eté 1984 – Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du pays de Galles, ils embarquent à bord d’un minibus pour aller remettre l’argent aux ouvriers en mains propres. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s’unissent pour défendre la même cause.

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C’est aussi l’histoire de Mark Ashton (1961-1987),  militant des droits des homosexuels, socialiste et membre du Parti communiste de Grande-Bretagne, auteur du documentaire primé « Revenge of the Perverts adolescentes » (1983),   militant actif du Groupe de soutien aux mineurs.

Pride, film de Matthew Warchus, avec Ben Schnetzer, George Mackay, Bill Nighy, Imelda Staunton, Dominic West, Andrew Scott, Paddy Considine. « Pride » a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs lors du festival de Cannes 2014.

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Le glamour italien à Londres

7 avril 2014

L’exposition « Le glamour de la mode italienne, 1945-2014 », au Victoria and Albert Museum de Londres, présente une centaine de créations de designers célèbres ou oubliés, et ramène le visiteur à la naissance de cette industrie, à l’époque du Plan Marshall. C’est grâce à l’aide américaine, dans un pays exsangue et avide de rêve après des années de privations, que la mode italienne a pu devenir un secteur-clé de la reconstruction nationale. Et se mettre à rivaliser avec Paris, grâce à l’action d’un homme d’affaires, Giovanni Battista Giorgini. Persuasif, il arrive à attirer les acheteurs internationaux, en particulier les grands magasins américains, et organise un premier défilé en février 1951 chez lui à Florence, présentant robes élégantes et tenues de plage plus décontractées.

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Jusqu’au 27 juillet.

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