Le bonheur comme paramètre du développement


L’Assemblée générale des Nations Unies s’est réunie lundi à New York pour débattre des façons d’intégrer le bien-être et le bonheur comme paramètres pour mesurer le développement qui jusqu’à présent a été mesuré avec des données purement économiques. « Plus tôt cette année, j’ai reçu le rapport final de mon Panel sur la croissance durable mondiale. Parmi ses 56 recommandations figurait la création d’un index de développement durable, comprenant un certain nombre d’indicateurs pour mesurer la progression vers le développement durable. Le Panel a indiqué que même si la prospérité matérielle est importante, elle est loin d’être le seul facteur déterminant pour le bien-être », a déclaré M. Ban.

Le fait de mesurer le succès d’un pays uniquement par la richesse a été remis en question par le rapport phare Brundtland de 1987 sur l’environnement et le développement, par l’Index de développement humain et par la Commission pour la mesure des performances économiques et du progrès social établie par la France. Le Bhoutan a reconnu la suprématie du bonheur national sur le revenu national depuis le début des années 1970.

« Le Produit intérieur brut (PIB) a depuis longtemps été l’outil pour mesurer les économies et les performances des politiques, mais il ne prend pas en compte les coûts économiques et sociaux du soi-disant progrès. Nous avons besoin d’un paradigme économique qui reconnait la parité entre les trois piliers du développement durable », a indiqué M. Ban.

« Le bien-être social, économique et environnemental sont indivisibles », a-t-il ajouté en rappelant que la Conférence de l’ONU sur le développement durable Rio+20 qui aura lieu au Brésil en juin sera l’occasion d’entamer une transformation des économies. Pour cela il faut, selon lui, la participation de toutes les parties prenantes, des gouvernements, des décideurs politiques, des dirigeants d’entreprises et d’organisations non-gouvernementales et des jeunes.

« Le développement durable reconnait que nos objectifs économiques, sociaux et environnementaux ne sont pas des objectifs en concurrence qui peuvent faire l’objet de marchandages, mais ils sont au contraire connectés entre eux et doivent être poursuivis de façon globale », a rappelé M. Ban.

Sources : ONU

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